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Massif Cantalien

Cantal

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Carnet de voyage GR465

Récit de voyage du 27 juin au 4 juillet 2017

À la découverte du nouveau GR : le GR465 Murat / Conques

Hébergements réservés au préalable

Retour prévu par train à partir de Decazeville

Balisage fonctionnel, très satisfaisant sur tout le parcours 

Jour 1 : Le Plomb du Cantal/Pailherols - 15 Km

D’un pas décidé, nous partons ce 27 juin 2017, pour l’aventure.

7h00, la météo annonçant des orages, cet après-midi, nous décidons de prendre l’option «téléphérique» pour accéder plus rapidement aux crêtes et atteindre ainsi Pailherols sans difficulté.

Suite aux orages de la nuit précédente, la vérification des câbles du téléphérique ne nous permet de partir qu’à 10h30. Nous aurions dû choisir l’option à pied à partir de Prat de Bouc, nous serions déjà loin.

Au sommet, visibilité nulle… pas de chance !

Dans un épais brouillard, nous suivons difficilement le balisage blanc et rouge du GR. Au bout de 20 minutes nous nous retrouvons à la Tombe du Père. Nous nous sommes donc trompés. Nous remontons jusqu’au sommet pour trouver d’un coup le soleil et le bon GR.

Le rideau de nuages s’ouvre. Quelle magie ! Quel spectacle !

Les Monts du Cantal se dévoilent devant nous. 

La balade se poursuit au milieu des estives, au son des clarines des vaches, dans une flore riche et colorée (gentianes, anémones soufrées, oeillets deltoïdes, …), tous nos sens sont en éveil.

Sur la fin d’étape, nous remarquons d’insolites structures métalliques blanches, toutes différentes qui nous intriguent. Elles sont plantées là, au milieu des pâturages. Nous pensons alors à une oeuvre artistique. Elle nous sera confirmée et expliquée au village terminant notre étape.

Nous rejoignons Pailherols, juste avant l’orage. Ouf !

Le gîte d’étape étant complet nous sommes accueillis comme prévu, à l’Auberge des Montagnes par Mr FAGE et sommes conduits au Clos des gentianes où nous passerons la nuit. La chambre est spacieuse, soignée, accueillante. L’attention particulière à notre intention nous touche : les guimauves au coquelicot en guise de bienvenue… instant gourmand, un régal !

Pendant que l’orage se déchaine à l’extérieur, bien au sec, nous dégustons un repas gastronomique savoureux concocté par le Chef. Le service est discret, respectueux, attentionné.

Cette auberge a une âme, les relations humaines ne sont pas un vain mot. Nous notons l’immense considération pour les personnes accueillies.

Enveloppés par la chaleur et la gentillesse de notre Hôte… nous nous laissons coucouner et nous abandonnons à ce moment délicieux de bien-être.

Après une nuit confortable et réparatrice, un « panier petit déjeuner » copieux et de qualité apporté en chambre, nous nous apprêtons à quitter à regret ce nid si douillet dont l’adresse est à retenir !

Nous voilà prêts à reprendre le chemin sous la pluie. 

voie-romaine-GR400-GR465

Jour 2 : Pailherols/Mur de Barrez - 15 Km

¾ du parcours effectué sous une pluie battante avec du vent. Nous n’avons pas quitté la cape de pluie car les éclaircies ne durent pas. Nous traversons des pâtures, croisons un alignement de vieux tilleuls en fleurs qui réveillent nos narines. Notre progression devient difficile en raison de la boue et de l’eau rendant les sentiers glissants et la marche très lourde (les chaussures sont tapissées de boue). Dans une descente, impossible d’avancer sans s’accrocher aux arbres ou buissons accessibles afin de ne pas tomber, le sol rappelant celui d’une patinoire. Nous levons à peine le nez faisant attention où nous mettons les pieds, les panoramas sont bouchés, nous avons hâte de nous asseoir au sec, nos pieds nagent dans l’eau depuis ce matin.

L’arrivée à Mur de Barrez est agréable, village de caractère. Des chevaliers en armure escortent notre entrée dans le Carladez et son monde de l’imaginaire.

L’OT nous indique la Maison du randonneur située à la sortie du village que nous rejoignons au plus vite. Un jeune homme fort sympathique nous accueille. Bienvenue dans l’ancienne gendarmerie réhabilitée dans son jus, en gîte d’étape. L’hébergement des randonneurs débute en ce lieu pour le moins insolite. Actuellement 15 places en dortoir à prix doux le tout aménagé dans un ancien logement de fonction de gendarme. On y trouve l’essentiel, la douche ! La Mairie s’emploie à rendre ce lieu fonctionnel. Fort potentiel d’accueil si le projet actuel se développe.

De nombreux lieux pour se restaurer à tous les prix dans le bourg. La pluie redoublant d’intensité, nous optons pour le BOB (burger maison complet et café gourmand) à 2 pas du gîte, à l’Auberge du Barrez avant le repos du guerrier.

Petit déjeuner servi au gîte avant de repartir.

Jour 3 : Mur de Barrez/Murols - 18 Km

Pluie et brouillard, nos chaussures enfilées ce matin sont toujours trempées et puantes. Allez, le mauvais temps finira bien par se terminer ! Vaillants nous reprenons el camino à travers le pays de l’imaginaire, ses cèpes géants en bois, ses sentiers qui s’enfoncent dans la forêt et arrivent au bord d’un ruisseau, juste à côté de la chaumière de la sorcière que nous croisons devant sa porte occupée à préparer on ne sait quelle potion… La flore locale est déclinée sur des panneaux ici et là dans la forêt pour répondre à la curiosité des visiteurs du parcours.

Nous traversons de nombreux hameaux qui nous semblent désertés par sa population. Pas âme qui vive, nous ne croisons personne sur les chemins, depuis notre départ du 1er jour. Impression d’être seuls au monde durant la journée ! Il pleut, il pleut, il pleut ! Impossible de nous arrêter même pour casser la croûte…

Arrivons à Murols, le village semble abandonné de tous, nous avons hâte de trouver le gîte municipal. La personne qui tient la petite auberge nous attend devant sa porte pour nous y conduire. L’accueil de cet homme est sympathique et bienveillant. Le gîte flambant neuf peut recevoir 6 personnes, 4 en dortoir et une chambre pour 2 que nous occupons. Grand luxe wi-fi, TV, salon, lave-linge et sèche-linge (pratique car la lessive s’impose), confort ++ de la literie très apprécié (matelas qu’on ne voudrait plus quitter). Les chevilles de Marie sont douloureuses, ne veulent plus marcher, les pieds nagent dans l’eau depuis 3 jours…

Diner, simple et savoureux pris à l’Auberge dans un cadre très chaleureux. Nous discutons avec l’aubergiste qui s’intéresse à l’hébergement en amont de ce gîte. Il pense que ce GR 465 est amené à se développer, nous partageons cet avis car le tracé correspond vraiment aux attentes du randonneur. Nuit paisible, petit déjeuner pris à l’auberge

Vêtements propres et secs, chaussures toujours et encore trempées.

 

Jour 4 : Murols/Entraygues - 25 Km

4ème jour de pluie, chaussures mouillées, difficultés à mettre un pied devant l’autre pour Marie. Une âme généreuse, dans ce village aux 9 habitants, propose de nous conduire à la prochaine étape Entraygues. Nous acceptons l’offre de bon cœur !

Jour de marché au village, propice à la flânerie. Et là, nous croisons les premiers randonneurs encapuchonnés de leur cape de pluie, accompagnés d’un âne. Enfin, d’autres irréductibles marchent comme nous !

Nous composons le casse-croûte auprès des producteurs sur le marché : farçous, poulet fermier rôti et ses patates, cabécous et fouace… nous honorons les mets locaux. Bonne humeur garantie sur le marché !

Du temps pour visiter la ville entre les eaux : ses rues, ses vieilles portes et se retaper pour continuer le chemin.

Seul hébergement trouvé réservé aux randonneurs, Hôtel du Centre sous les toits. Bon accueil, chambre vétuste, douche et WC sur le palier.

Diner pris au Quai West, au bord de l’eau. Les produits servis sont frais, proviennent de producteurs et fournisseurs locaux. La qualité est au rendez-vous. L’assiette «charcuterie locale » et les «glaces artisanales» fabriquées dans le coin, méritent vraiment le détour !

Petit déjeuner pris sur le lieu d’hébergement au petit matin

Nous rechaussons des chaussures toujours trempées pour la nouvelle étape…

Jour 5 : Entraygues/Sénergues - 19 Km

Casse-croûte de midi pris à l’épicerie d’Entraygues

Nous sommes passés du GR 465, à «lo Camin d’Olt» afin de rejoindre le GR 65 (n’ayant pas trouvé d’hébergement à Vieillevie).

Longeons le Lot. Empruntons un beau sentier dans la forêt pour monter et rejoindre Golinhac et le GR 65. La pluie redouble de plus belle ! Quelques Km plus loin, une éclaircie nous permet de casser la croûte. Le soleil commence à briller, la chaleur à monter. Nous cheminons jusqu’à Espeyrac, puis montons sur Sénergues où nous terminons l’étape du jour au domaine de Sénos. Surprise à notre arrivée : enfin des randonneurs avec un âne et d’autres encore… Ce soir, finie la solitude ! Nous sommes 13 à table autour d’un délicieux repas préparé par Isabelle. Rencontre polyglotte où l’on parle anglais, espagnol, français et aussi alsacien, pour des moments partagés autour des chemins empruntés par les uns et les autres… Chacun son chemin !

Accueil chaleureux et hébergement confortable.

 

Jour 6 : Sénergues/Conques - 9Km

Petite étape prévue afin de visiter Conques.

Casse-croûte préparé par Isabelle car absence d’épicerie à Conques.

Faisons route avec des personnes rencontrées hier soir. Le chemin longe la route avant d’attaquer la descente sur Conques par un petit chemin accidenté et caillouteux. Après le repas tiré du sac, nous nous accordons une pause gourmande à la boulangerie/pâtisserie du coin avant d’admirer l’abbatiale Ste Foy et son tympan, à deux pas. Nous rejoignons le gite d’étape communal pour déposer nos sacs et faire un brin de toilette. Pas d’accueil physique ici, hébergement en gestion libre, règlement à déposer dans l’urne. Nous nous rendons au concert « En sol mineur » de la chorale de Decazeville. Le village est très beau, le patrimoine exceptionnel mais on ressent un manque de chaleur humaine. Les différents commerces semblent attendre Le Touriste. Pas d’épicerie ici pour se ravitailler, obligation de diner au resto et nécessité de prévoir l’achat du casse-croûte à la boulangerie ce soir car elle sera fermée demain lundi.

Nouvelles rencontres au gite le soir avec des jeunes : 2 allemands, 1 espagnole, 1 française. Moment d’échange riche en partage.

Jour 7 : Conques/Decazeville -  20 Km - Dernière étape pour refermer la boucle

La gare toute proche nous permet aisément de revenir à Murat (ligne Decazeville- Viviers/Figeac et Figeac/Murat), lieu de départ où nous pourrons récupérer notre véhicule.

Petit déjeuner pris en commun au gite. On mange les restes avec les jeunes. Chacun partage ce qu’il a avec les autres, le thé, le café, la fouace, la confiture, le pain… dans la bonne humeur !

Le départ de Conques débute par une belle montée que le groupe que nous formons désormais gravit de bon coeur.

Nous nous arrêtons dans le parcours pour boire un coup et manger un morceau dans un café/épicerie. Nous retrouvons des personnes déjà rencontrées sur le chemin avec lesquelles nous discutons un moment. Nous avons le plaisir de connaitre 2 norvégiennes, ainsi qu’une fille accompagnée de sa mère de 70 ans parcourant elles aussi «el camino».

Nous nous arrêtons pour la pause déjeuner, une aire aménagée avec une table nous tend les bras. Le lieu est calme, en face d’une toute petite chapelle. Tout à coup, surprise ! Nous entendons à l’intérieur de l’édifice, un cantique entonné à tue-tête.

Le soleil brille, il fait très chaud, nous commençons à ressentir la forte chaleur. Nous avons oscillé entre 9° à 1850 m sur le Plomb du Cantal au départ, à 31° aujourd’hui à 250 m à l’arrivée.

Arrivée au gîte «Les volets bleus» à Decazeville, nous sommes accueillis avec le sourire et luxe suprême, une boisson fraiche nous a été préparée et immédiatement servie !

D’autres randonneurs arrivent appréciant à leur tour le verre tendu. Lors d’une discussion sur une autre étape, des propos élogieux nous sont parvenus au sujet d’un chou farci à ne pas manquer. C’est ici que ça se passe et c’est Thierry qui le prépare pour la tablée de ce soir ! Repas à 8, convivial et joyeux autour de ce chou incontournable dont la réputation n’est plus à faire !

Notre hôte, Thierry le cantalou de Maurs, nous propose aimablement de nous conduire jusqu’à cette gare ce qui facilite aisément notre retour à Murat ! 

conques-GR465

De cette boucle, nous retiendrons :

- les paysages extraordinaires et la flore des monts cantaliens,

- la richesse des différentes rencontres jour après jour

- sur le GR 465, l’écoute des professionnels du tourisme très investis et désirant la réussite de ce nouveau GR

Malgré le mauvais temps, ce fut une semaine formidable !!!

 

Pierre et Marie